Modèle de vagues
Le déploiement de capteurs de pression permanents permet de mieux connaitre l’état de mer au niveau des sites-atelier DYNALIT mais les données ne sont disponibles qu’au mieux depuis 2022 et pour environ la moitié des sites seulement. Afin de pallier cette limitation, nous avons réalisé une simulation numérique rétrospective d’état de mer homogène pour l’ensemble des sites-atelier depuis le début des observations d’évolution des plages (fin des années 90).
Cette simulation repose sur le modèle spectral d’état de mer WWIII (Tolman, 2009) et prend en compte la croissance et la dissipation des vagues par le vent, leur réfraction et shoaling, leur dissipation par frottement au fond et déferlement, les interactions non-linéaires entre quadruplets et triplets de fréquence et les variations de hauteur d’eau et les courants liés à la marée. La configuration utilisée repose sur une grille non-structurée triangulaire couvrant tout l’Océan Atlantique, avec une résolution spatiale variant de 50 km au large à 500 m au niveau de chaque site-atelier (Figure 1). Cette simulation prend en compte des développements réalisés au laboratoire LIENSs, notamment en ce qui concerne le déferlement (ex. Pezerat et al., 2021). Le modèle WWIII est forcé par des champs de vent issus de la réanalyse ERA5, avec une correction de biais quantile-quantile tel qu’expliqué dans Gaffet et al. (2025). Pour les sites situés dans l’océan Indien, les sorties proviennent d’une configuration globale décrite dans Gaffet et al. (2024). Une première simulation sur la période 2000-2025 a été réalisée et celle-ci sera complétée tous les ans. Deux types de sorties sont disponibles: des séries temporelles annuelles de paramètres moyens et des séries temporelles de spectres directionnels, qui permettent de forcer des modèles locaux (e.g. Xbeach, Swash ou SWAN).
La précision de cette simulation a été évaluée grâce à des données d’altimétrie satellite au large, les données des houlographes du réseau CANDHIS sur le plateau continental et les données issues des capteurs de pression déployés au niveau des sites-atelier DYNALIT (cf. Figures 2-4). Les erreurs normalisées sont de l’ordre de 10% au large et le long des littoraux du Golfe de Gascogne et de l’ordre de 20% en Manche et en Méditerranée.



