Méthodes d’observation
Stratégies d’observation
Pour avoir une représentation fiable de l’évolution morphologique du littoral sur le long terme, tout en capturant les variabilités interannuelles, des levés topographiques sont effectués de manière régulière (à minima une fois par an) et correspondent suivant le site considéré à i) des profils de plage, ii) des nuages de point 3D pour des sites à falaise, et iii) plus généralement des nuages de points rastérisés 2.5D appelés Modèles Numérique de Terrain (MNT). Il s’agit des données de « premier cercle » collectées sur l’ensemble des sites-atelier, selon des protocoles et stratégies d’échantillonnage qui sont adaptés en fonction et détaillés dans les fiches descriptives des sites et les métadonnées.
Le suivi des sites estuariens s’est initialement appuyé sur la possibilité croissante d’accéder à des mesures de turbidité de manière continue au niveau de stations géoréférencées. Ces données sont désormais intégrées à d’autres réseaux d’observation (ex. MAGEST, SYVEL, GIP Seine-Aval) et l’utilisation de ces données intéresse d’autres SNO de l’IR-ILICO. Le suivi des évolutions topo-morphologiques des embouchures est plus récent, et concerne par exemple des vasières intertidales (Seine) et des accumulations sédimentaires sous forme de cordons ou de flèches (Rhône). Ces acquisitions sont devenues possibles avec la généralisation du LiDAR et de la photogrammétrie par drone. Les données obtenues sont directement comparables avec les autres sites d’observation de DYNALIT et leur mise en relation avec les mesures de turbidité représente un apport intéressant.
Concernant plusieurs sites-atelier, des données additionnelles sont collectées, et viennent en complément des séries d’observations morphologiques. Ces données complémentaires sont diffusées lorsqu’elles s’avèrent pertinentes, que ce soit pour comprendre et modéliser les évolutions au regard du forçage hydrodynamique (ex. séries temporelles de vagues et de niveaux d’eau), étudier les transferts sédimentaires entre la zone intertidale et les petits fonds (ex. levés bathymétriques d’avant-côte), augmenter la fréquence des suivis (ex. traits de côte mesurés par caméra-vidéo), caractériser la nature des sols et sédiments, la présence de végétation et leurs évolutions (ex. orthophotographies du haut de plage et dune).
Les premières données diffusées dans le cadre du SNO DYNALIT remontent au début du 20ème siècle (ex. traits de côte à l’Ile d’Oléron). Toutefois, c’est surtout au début des années 2000 que des suivis récurrents et continus ont vu le jour sur plusieurs sites (ex. les plages de Porsmilin et du Vougot en Finistère, la plage du Truc Vert en Gironde). L’acquisition quasi-mensuelle de profils de plage et de MNT sur ces trois sites représentent les séries d’observations les plus longues enregistrées sur la façade Atlantique européenne, mais restent néanmoins bien plus récentes que des suivis effectués sur des plages en Australie (ex. Narrabeen depuis 1976), aux USA (ex. Duck en Caroline du Nord depuis 1981) ou au Japon (Hasaki depuis 1986).
